Afficher l'accueil Afficher les videos Afficher la page des livres Afficher la page du materiel Afficher la page de contact
Afficher la page évènements Afficher la page des softwares Afficher la page livres Afficher la page des liens Afficher la page des partenaires



" Les Phénomènes " de Aratos de Soles ou les Phénomènes anachroniques.

Rédigé et illustré par A.N.K. Article under copyright.


Agrandir l'image


"Les Phénomènes d’Aratos de Soles" auraient été écrit par un poète grec du nom de Aratos (ou Aratus) qui aurait vécu vers – 300. Son ouvrage traite d'Astronomie, mais de manière poétique, voici un passage intéressant à lire dans la capture d'écran du livre que vous pouvez lire aussi en cliquant sur la couverture ci-dessus :

Agrandir l'image


Voici ci-dessous cet extrait écrit afin que les traducteurs en ligne puissent fournir aux lecteurs qui ne maîtrisent pas la langue française puissent en prendre connaissance :

"L’axe est retenu de chaque côté dans sa place par les deux Ourses de Crète, ainsi nommées chez les Romains, et autrement connues sous le nom de Chariots, auxquels ces constellations ressemblent par la disposition de leurs étoiles ; car trois sont au timon, et quatre brillantes forment les roues. Si vous aimez mieux les appeler Ourses, leurs têtes sont en sens contraires, chacune dos à dos, ayant la sienne opposée à la croupe de l’autre. Le cercle qui passe par leurs épaules inclinées les emporte dans la révolution qui les fait descendre sous l’horizon. A en croire l’antiquité, l’île de Crète vous a nourries, le maître de l’Olympe vous a placées au ciel ; ainsi vous a récompensées le grand Jupiter".

Ce passage est très intéressant à plus d’un titre à commencer par ce détail qui même s’il semble minime n’en est pas moins une preuve de l’anachronisme de cette œuvre puisque la culture grecque nommait le maître de l’Olympe par le nom de " Zeus " et non pas par le nom de " Jupiter ". La phrase où l’Abbé nomme Jupiter indique aussi :

" L’axe est retenu de chaque côté dans sa place par les deux Ourses de Crète, ainsi nommées chez les Romains, et autrement connues sous le nom de Chariots… ".

Il semble que l’ouvrage " Les Phénomènes " n’a pas été écrit il y a 2300 ans, mais il y a 3 siècles seulement. En effet, il faut savoir que seule la traduction de l’Abbé Alma est parvenue jusqu’à nous et non pas l’original grec. Et ce n’est pas parce que la version grecque a disparu, été perdu, mais tout simplement parce qu’elle n’a jamais été écrite.

Alma parle des deux Ursa (Ourses), mais nous savons que la constellation Ursa Minor dont fait partie l’étoile Polaris n’est connue que depuis l’An 450 selon le changement séculaire des étoiles polaires. Sur l’Atlas de Farnèse censé être une copie d’une statue grecque plus ancienne (les Grecophiles vont jusqu’à dire qu’il représente sous forme figurée le catalogue d’étoiles de l’Astronome grec Hipparque qui aurait vécu vers -200). On ne peut pas y observer les deux Ourses dont parle l’Abbé Alma (en plus d’Ursa Major et Minor [Grande et Petite Ourse], Piscis Austrinus [Poisson austral], Sagitta [Flèche], Triangulum [Triangle], Equueleus [Petit Cheval] et Canis Minor [Petit Chien], mais Alma en parle dans sa traduction) :

Agrandir l'image


Si on ne peut pas voir deux ourses sur l’atlas de Farnèse daté du IIe siècle de l’Ère commune, comment Hipparque comme les autres Astronomes grecs qui vinrent après Aratos de Soles ont-ils pu se baser sur le travail du poète Aratus pour transmettre à Claude Ptolémée 48 constellations alors que sur l’Atlas de Farnèse, sont sculptées seulement 41 constellations ? L’Astronome Denis Savoie lors de sa conférence en 2011 à Paris devant un parterre d’universitaires a démontré que l’Astronomie grecque antique n’a jamais existé, aurait-il raison ? D’après D. Savoie, l’Astronomie grecque antique présocratique est un conte créé de toutes pièces au fil des siècles par les doxographes, dont l’Abbé Halma. Voici ci-dessous un extrait de sa conférence donnée en 2011 sur ce sujet devant un parterre d’universitaires :



De cette petite enquête à la portée de tous, on peut tirer 3 conclusions :

– L’Atlas de Farnèse n’est pas une copie d’une statue grecque sinon on devrait y voir deux Ourses dont parle Aratos de Soles par la plume de l’Abbé Halma.

– L’ouvrage " Les Phénomènes " de Aratos de Soles n’a jamais été écrit en – 300, sinon il ne devrait pas parler d’Ourses que l’on ne voit pas sur l’Atlas de Farnèse.

– Claude Ptolémée n’a pas pu répertorié au IIe siècle, 48 constellations dites grecques qu’on lui attribue selon l’absence de certaines constellations sur l’Atlas de Farnèse.

Voici une capture d’écran et sa transcription d’un extrait du livre " Les Tables faciles de Ptolémée dans les manuscrits en onciale (lXe-Xe siècles) rédigés par Anne Tihon qui critique le travail de traduction de N. Halma :

Agrandir l'image


" Les Tables faciles n’ont pas encore fait l’objet d’une édition critique. On dispose seulement de la vieille édition de l’abbé Nicolas Halma dont il est aisé de souligner les défauts : inexactitudes dans les titres, erreurs de chiffres, modifications dans la présentation extérieure des tables… "

On constate bien que nos sources astronomiques méritent un examen approfondi afin d’en constater les erreurs et les anomalies pour ne pas dire inventions voire manipulations. Les Astronomes modernes continuent à croire et même à se fier aux fables écrites par l’Abbé Alma. Le plus consternant est que le Musée du Louvre qui aurait pu mener cette petite enquête puisque l’Abbé Halma était un grand ami de J. F. Champollion, ose indiquer comme on peut le lire sur le panneau explicatif censé décrire le contenu du Zodiaque de Dendérah, que ce sont les Grecs qui ont aidé le sculpteur du Zodiaque égyptien.

En effet, le Musée du Louvre qui dans un premier temps s’était basé sur Champollion qui avait daté cet artefact égyptien du IIe siècle de l’Empire romain pour plaire au Clergé qui lutta contre les datations antédiluviennes proposées par les Astronomes du XIXe siècle. Rappelons que le Clergé encore aujourd’hui fixe le Déluge en l’An -2349, c’est-à-dire en plein dans la période de la IVe Dynastie égyptienne…) soutient désormais depuis 1995 la datation de Éric Aubourg, astrophysicien. Selon ce dernier, le zodiaque égyptien daterait des années -50, mais cette analyse est très discutable comme vous pouvez le constater en lisant la contre-analyse que ce site propose.